Le blanchiment de capitaux peut affecter négativement les taux de devises et les taux d’intérêt, il entraine des conséquences économiques et sociales significatives pour les pays en développement et les marchés émergents.
Les déplacements de fonds faciles à partir d’une institution permettant de réaliser des investissements sans poser des questions sont des aubaines pour les blanchisseurs raison pour laquelle le maintien et le respect des normes légales, professionnelles et éthiques sont cruciales pour l’intégrité des marchés financiers.

La lutte contre le blanchiment des capitaux

réunit deux objectifs principaux : premièrement prévenir les activités illicites ou illégales en les privant de fonds et deuxièmement, assurer la fiabilité, l’intégrité et la stabilité du système économique et financier.

 

 

DEFINITION DU BLANCHIMENT DE CAPITAUX

La convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée en 2000, ou << Convention de palme>> définit le blanchiment de capitaux ou blanchiment d’argent comme étant la conversion ou le transfert de biens, dont celui qui s’y livre sait qu’ils sont le produit du crime, dans le but de déguiser l’origine illicite des dits biens, ou aider toute personne qui est impliquée dans la commission de l’infraction principales à échapper aux conséquences juridiques de ses actes.

POURQUOI LE BLANCHIMENT D’ARGENT EST-IL UN FACTEUR À RISQUE POUR LES ENTREPRISES DU SECTEUR BANCAIRE ?

POURQUOI LE BLANCHIMENT D’ARGENT EST-IL UN FACTEUR À RISQUE POUR LES ENTREPRISES DU SECTEUR BANCAIRE

Les banques ont toujours été et continuent d’être d’importants mécanismes durant les 3 étapes du blanchiment des capitaux.
Ces dernières années des lignes directives ont été émises et des lois adoptées en faveur d’une responsabilité personnelle des dirigeants des institutions financières régulées, ceci ayant contribué à créer des défaillances dans les programmes de lutte anti-blanchiment et de sanctions.

Avec l’évolution des normes et programmes de lutte-anti blanchiment , les obligations des entreprises se multiplient et le non-respect de ces normes peut avoir de graves répercussions sur ces entreprises. Notons qu’en plus des sanctions ces entreprises encourent des risques de réputation.

QUE DISENT LES LOIS SUR LE BLANCHIMENT D’ARGENT AU CAMEROUN ?

Le CAMEROUN est membre du GABAC (Groupe d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique Centrale) , ayant pour but de combattre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme en accord avec les normes du GAFI.
Un des éléments clé du GAFI est sa liste détaillée des normes que les pays doivent mettre en place. Ces mesures sont fixées dans les 40 RECOMMANDATIONS du GAFI. Ils fournissent une série complète de contre-mesures contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme couvrant :

  1. • L’identification des risques et le développement de politiques appropriées
  2. • Le système pénal et la mise en application de la loi
  3. • Le système financier et sa règlementation
  4. • La transparence des personnes morales et des structures juridiques
  5. • La coopération internationale

QUELLES SONT LES MÉTHODES À APPLIQUER POUR LUTTER CONTRE LE BLANCHIMENT D’ARGENT ?

En plus du respect des normes nationales et internationales contre le blanchiment d’argent, les entreprises doivent prendre des mesures appropriées et mettre en place des dispositifs de lutte anti-blanchiment pour lutter contre le blanchiment au sein de leurs propres organisations, en exemple :

  1. 1.Mettre sur pieds un programme continue de sensibilisation et de conformité sur le blanchiment d’argent au sein de l’organisation.
  2. 2.Organiser régulièrement des séminaires de formations régulières pour sensibiliser vos employés aux risques de blanchiment d’argent.
  3. 3.Mettre en place des canaux internes d’identification de mouvements suspects qui permettrons à vos employés de remonter des problèmes et ce en toute confidentialité.
  4. 4.Procéder à une vérification de la clientèle
  5. Mettre sur pied un système de filtrage en fonction des listes de surveillance des Operations
  6. 5.Automatiser les déclarations règlementaires
  7. 6.Mettre en place un système de gestion des dossiers clients

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